vendredi 25 septembre 2009

Tribus modernes : les survivalistes et écologistes

Il y a en chacun de nous un écolo qui sommeille (ou pas) cela nous en prenons conscience de jour en jour, il y a également en chacun de nous un survivaliste qui ne demande qu’à naître.


Un écolo est de toute façon un survivaliste car il a compris que le pouvoir de nuisance de notre société porte en lui sa mort.


Un survivaliste est quelqu’un qui sait que « l’effet papillon » si joliment chanté par Bénabar n’est pas un effet de l’esprit. Deux grandes révolutions dans le monde de nos insectes familiers risquent de remettre en cause tant de choses dans notre société. La disparition de nos petites coccinelles rouges dont les larves sont goulument mangées par la méchante coccinelle asiatique, jaune et noire, importée par les écolos pour mettre fin à l’abus des insecticides. J’avoue avoir couvé amoureusement ces carnassières, hélas, je ne savais pas, ils ne savaient pas. Dans mes montagnes je vois de moins en moins de coccinelles rouges, mais j’aperçois de belles petites jaunes. La disparition des abeilles me laissait assez indifférente je n’aime pas le miel, mais lorsque je compris que la grande majorité des pollinisations sont effectuées par ces petites ouvrières, je compris, ma grossière erreur. Les locations de ruches sont devenues des pratiques nécessaires et courantes.


Il y a autant de sortes de survivalistes que de style de vie. Survivaliste doux, 35%des nouveaux potagers et vergers sont mis en place par des cadres supérieurs. La volonté de compenser un mode de vie stressant justifie en partie cet engouement, la pratique tuante des labours ne s’explique cependant que par le rassurement que procure la vue de son jardin. Ces survivalistes sont écolos, ils recherchent graines de panais, commandent des tubercules de topinambours et s’échangent des trucs sous le manteau, genre boutures de chou d’Aubenton. La panoplie du parfait écolo-bobo –survivaliste est très étendue, cela va du poêle à bois aux toilettes sèches, pour les vrais, les purs et durs !


A l’autre bout de l’échelle, il y a les survivalistes, non écolo, plus guerrier, partisans de projets tels Olduvaï, ils se préparent à tout : survivre dans les bois, survie urbaine, transforment s’ils le peuvent leurs maisons en blockhaus, parfois même rêvent de s’armer. Leur certitude est, cela va péter. Comment ? Il ya tellement de risques potentiels……


La complexification de notre société la fragilise, c’est certain ; le bug de l’an 2000 n’a pas eu lieu, mais la conscience individuelle analysée par le WebBot le confirme, nous ne maitrisons pas tout et n’aimons pas cela. Plus on essaie de maitriser plus cela nous échappe.







Vous n’avez pas compris en quoi la disparition de nos coccinelles rouges remet en cause notre monde, je ne sais pas, si ce n’est que même les écolos peuvent se tromper !


Cette nouvelle est extraordinaire, le pire n’est pas sur.

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