vendredi 15 avril 2011

Objet as tu une âme?



J'ai acheté ce tableau il y a dix huit mois  à une vente aux enchères, coup de foudre total et réciproque. Cette toile est grande, et  dégage une présence telle qu'elle  imprègne la pièce où on l'accroche.

Je sais depuis toujours que sa place est dans ma chambre, à la campagne, à droite de la fenêtre. Le pan de mur est grand, vide, il l'attend.

Ce matin, ménage, lessives, le temps du départ à la campagne est venu, et passant l'aspirateur dans ma chambre citadine où je l'ai mise en attendant, je me suis demandée si je l'emporterai en villégiature. L'été à la campagne avec nous, et l'hiver on verra! J'ai hésité, supputé la place prise dans le coffre, l'agrément que j'aurais à la regarder ici plutôt que là. Et j'y renonçai pour le moment, la place de ce tableau n'est pas une urgence essentielle.

Cette après midi, un vacarme intense se fit entendre. Sachant que rien ne pouvait tomber je crus que le bruit venait d'un appartement voisin. Un peu plus tard, pliant et rangeant des lessives,  je trouvais dans ma chambre le tableau à terre, son accroche ayant cédé. Il était à l'envers et c'est avec appréhension que je le retournais. ni le cadre ni la toile ne sont  abîmés.

Il me restera à raconter à Lhom l'initiative de cette toile et de savoir si nous accéderons ou pas  à sa volonté.

4 commentaires:

Françoise... a dit…

Moi je la sens anxieuse.. mais bon..

maya a dit…

ya un message à entendre là...

Anne** a dit…

Je vous laisse ici un message qui n'a rien à voir avec votre sujet du jour, apparemment.
Je voulais vous dire amicalement, que votre énergie et redoutable efficacité me remplissent d'une sorte d'admiration. Il me semble que rien ne vous résiste, vous mettez en place rapidement et avec assurance les solutions aux problèmes les plus ardus. Il me semble même que vous aimez ce combat, et que vous en sortez toujours victorieuse. Je pense aussi aux mots que vous laissez chez Marion. J'aime votre esprit toujours positif.
Si vous étiez un personnage historique, j'opterais pour Jeanne d'Arc, menant sûrement ses troupes à la bataille, mais marchant toujours devant.

Ladywaterloo a dit…

Anne je suis une nana normale parfois faible,désarmée, ou accablée, par contre je me dis qu'il faut prendre les choses de façon positives, je ne lutte pas "contre l'inévitable", je trouve dommage simplement de ne pas chercher des solutions pragmatiques aux problèmes.

Pour la petite école de saint martin de salencey (celle de Marion de vivement dimanche) il est normal qu'elle soit fermée, en deux clics on apprend qu'il y a tantôt une tantôt deux naissances au village par an, , pas de quoi maintenir une école, triste mais ainsi.

A La guiche, 5.5km de chez elle il y a une école de deux ou trois classes, pourquoi ne pas laisser les enfants prendre la navette afin d'y aller avec leurs copains du hameau? Parce que ces combats l'ont emmenés sur un point de non-retour vis à vis des Instits? Les instits ne déconsidèrent jamais (ou fort rarement ) les enfants à cause des parents.

Combat politique? Je ne politique jamais les enfants, mais je sais que parfois des petits loulous sont 35 par classe, je le déplore mais je déplore aussi notre dette, donc je sais que cela va empirer et l'accepte, le tout est de faire de bons choix.

Pour ma nana du tableau, elle se trouve au pied du mur, tranquille elle attend que l'Homme lui mette son trône ne place!